Vous pouvez voyager dans le temps en allant faire un tour dans les anciens pestacles de la compagnie, entreposés ici... Histoire de ne pas trop les laisser dans la poussière... Allez hop un petit coup de nostalgie, ça fait pas de mal...
Sous sa grande toile bleue et verte où flirtent allègrement linge à sécher, musiciens suspendus, thé à la menthe, tables vermoulues, et autre bar où l’on joue sa boisson à la grande roue, La Valise invite le public à venir découvrir divers spectacles courts. Des petits mondes nomades, se jouant sur scène, sous une tente à l’extérieur, et même dans un bus. Le temps d’une halte, toute de surprise, de fête, de nostalgie.
La soirée [kabarè] regroupe deux aspects :
Une programmation à l’intérieur et à l’extérieur du chapiteau mêlant toutes les petites formes de La Valise [sous réserve de modifications] (L’Inconsolé, [Oups], Là où vous savez, Latchav’) et d’autres spectacles courts de compagnies invitées.
Une mise en vie du chapiteau au travers des « stands » comme celui du thé à la menthe et de ses pâtisseries orientales, la charcuterie sur échafaudage et son éventail de saucissons, les bureaux de change mobiles (durant [Kabarè] on règle en sacoches et en valoches), ou encore le bar, où l’on peut jouer les consommations à une sorte de roue de la chance. Chacun de ces stands sera tenu par des amateurs locaux que la compagnie propose de former…
"A encourager ce retour aux arcanes du spectacle vivant. Pas celui qui impose. Celui qui propose. Le spectateur est redevenu acteur. Place aux impertinents du spectacle !" Le Républicain Lorrain du 25 juillet 2002.
Musiques venues d’ailleurs et ramenées autre part, chants d’ici ou de là-bas, paroles de promeneurs et poule qu’on berce, tout est comme un carnet de route musical imaginé.
« Toile de jute et petits bazars. Vieux fauteuils ou simples bidons.
Un bouchon saute, du vin coule. Des gouttes fuient du plafond.
Ça paye pas de mine.
Du linge sèche au-dessus des têtes : Six musiciens s’installent.
Parmi les accordéons désaccordés, pianos édentés de gosses mal peignés, contrebasses usées, tubas percés, omelettes aux œufs, clarinettes et flûtes emmêlées, verres vidés, les notes se faufilent et racontent des pays que nous n’avons jamais vus, ne verrons jamais et que nos musiques ont toutes pourtant imaginés.
Là-haut il y a la poule qui somnole, tant bien que mal, et tandis qu’un de ses œufs passera à la casserole, du vieux poste à nos pieds sortira la voix de notre grand-mère à tous. Souvenirs usés sur musique inachevée.
Ça sent la terre lointaine, le nomade, les promeneurs, ça chante, ça pétarade, c’est plaintif et ça déborde, c’est festif ou ça pleure... Et au final, allez « Latchav…», « On s’en va…», comme diraient les manouches... ».
Fabien Bondil, Samuel Faccioli
Avec Claire Tondon, Frédéric Aubert, Fabien Bondil, François-Xavier Cateau, Gabriel Fabing, Samuel Faccioli.
Une histoire de terre, de pluie, de plumes, où il est question, entre autres, d’hommes coincés entre ciel et terre, de petits tocs et de grandes obsessions, d’un reboucheur de trous, de la rencontre et de la séparation accidentelles d’un couple, de la surprise de ventres-nids…
Et de la chute collective relative qui en résulte…
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Une nuit. Une plume. Un homme.
Un homme ? Non, un fangeux plus exactement. Rivé à la terre, comme tous ses semblables, en bras de chemise ou robes à pois, méticuleux, naïfs, joyeusement hirsutes. Aussi englués dans leurs lubies fantasques que dans la terre dont ils semblent vouloir ignorer l’existence, les fangeux oscillent entre exaltation, résignation, et désir secret de changement. Un peuple qui se reproduit au rythme d’apparitions nocturnes, sans que personne ne s’en étonne…
Pluie de plumes, pluie de terre, la vie se déroule au rythme des obsessions solitaires et exclusivement terriennes de chacun. Jusqu’au jour où…
« L’Histoire des hommes dont les bras touchaient terre parle de ce que l’humain peut maîtriser et de ce qui dépasse son entendement. De la grande roue de la vie dont il est impossible de s’échapper. Une histoire autour de cette inexorable fatalité du recommencement, et du miracle sans cesse renouvelé qui l’accompagne : La naissance. Ce jour, cette seconde où la vie apparaît dans son essence la plus primaire, nue et arrogante, fatale et douloureuse. Une porte ouverte sur le viscéral, l’indélébile. Une fable où, quoi qu’il arrive, l’instinct prime sur toutes les vues de l’esprit.
Sur le plateau : Pas de texte, mais des marionnettes, des masques, des danseurs, des circassiens et des comédiens. De la terre, de la rouille, de la plume, de l’humain. Juste de quoi raconter l’aventure insensée de ces hommes, qui, tout en rêvant de changer de condition, de quitter terre, reproduisent cet instinct qu’ils ne comprennent pas. »
Fabien Bondil, Natacha Diet
Mise en scène : Fabien Bondil et Natacha Diet
Lumières : Gilles de Metz.
Musique : Gabriel Fabing.
Scénographie : Jacques Denis.
Masques, marionnettes : Mélanie Mazoyer.
Costumes : Magalie Castellan.
Avec Jean-Michel Bernard, Anna Buhr, Solaine Caillat, Laurent Diwo, Fabien Bondil.