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Surgis de nulle part, muets, encombrés, gênés :
Deux quidams et leur valise.
Une valise toute débordante et ruisselante, porteuse de l'histoire de la vie extraordinaire d'un petit d'hommes aux prises avec le monde.

« Il était une fois un dieu plein de fourberie. De son grenier, il fit tomber un grain. Un grain de blé. Je suis ce grain-là (…) »
Et voici Horn, jeune roi intransigeant et capricieux, fuyant à travers le monde un chagrin devenu trop lourd à porter. Un monde où les petites filles englouties par les flots deviennent sirène, où l'on cueille au réveil de pleines brassées d'étoiles, où l'on brise du verre dans les yeux d'enfants en guenille, un monde où il est question de flamme et de fragilité, de bougie à allumer et à souffler.

« Une valise usée, des porteurs de valise intemporels, et des objets patinés, tous marqués par leur propre existence. Du rafistolage, du bricolage, de l'assemblage, du rapiéçage, du fil de fer et de la colle, de la dentelle ancienne et de la soie carmin, dans un écrin de toile de jute et de vieux cuir râpé. Et notre désir de raconter au cœur, autant qu'aux yeux et aux oreilles, de pouvoir chuchoter, de pouvoir observer et montrer les petites choses à la loupe de raconter la grande histoire de la vie sur un espace minuscule. Le plus près possible des gens.
Comédiens, marionnette, objets, manipulations, son, lumière, tout est à vue. Les personnages n'ont pas le temps de se cacher, de faire semblant, il faut raconter, raconter avant qu'il ne soit trop tard, avec les moyens du bord, la bande son qui craque, la bougie qui bringuebale, sans fioritures, la vie va beaucoup trop vite. »

Fabien Bondil, Natacha Diet


De et avec Fabien Bondil et Natacha Diet, sur un texte de Joël Jouanneau.
Voix off : Samuel Ritz.
Scénographie et marionnette : Mélanie Mazoyer.








" Un quart d’heure de bonheur absolu mené avec gravité et intelligence "

La Scène de Septembre 2001,
Les coups de cœur des diffuseurs,
Lucile Bodson


"J’ai vu le fond de l’innocence perdue dans les confins de la vieillesse et ça tenait dans une petite valise ouverte dont le fond se reflétait dans un miroir."

Les Inrockuptibles du 4 juin 2003,
Poupées de songe,

Fabienne Arvers