Une esquisse de gare.
Un bout de salle d'attente coincée entre arrivée et départ. Une banquette pour attendre...
Ils sont deux, étriqués dans leurs vêtements, leurs gestes et leurs envies…
Ils sont probablement perdus au fond d'une gare sans nom. Le temps s'est excusé de les avoir oubliés.
Sur les costumes s'est déposé l'ennui.
« …Comment deux personnages accordent leur temps perdu et tentent de rendre visible leurs envies et leurs pudeurs ? …
Sur le quai, une valise les débarque de leur mutisme. [Oups] s'immisce peu à peu dans un morceau de vie, l'histoire d' une rencontre passée ou à venir.
Au-delà des élans refoulés se dessine l'autre.
L'attente laisse place à l'obsession et fait naître une partition rythmique de gestes effleurés ou de caresses appuyées.
[Oups] s'inspire de tous les jours, de gestes du quotidien, de l'intime, de pudeurs, du toucher, de dérision, de naïveté, de gestes précis et de gestes déplacés.
Sur scène, le sol est recouvert de terre battue et la lumière est rouillée. Une caténaire oubliée le long des voies s'habille de phares perdus. La lumière se déplace, creuse les ombres et révèle la poussière.
[Oups] est une photo jaunie par le temps, tirée sur papier sépia. »
Samuel Faccioli, Bérengère Fournier
De et avec Bérengère Fournier et Samuel Faccioli.
Lumières : Gilles de Metz.
Musique : Gabriel Fabing.
Fiche Technique
"Leur propos c’est l’humain, ses rêves et ses fantasmes qu’ils décortiquent dans Oups,
spectacle [...], tout en gestes et en pudeur, une rencontre fortuite entre deux individus.
Leur valise regorge de trouvailles, de marionnettes et d’énergie"
La Scène de décembre 2004